Récréation
Des nouvelles du Professeur
Publié le 31/03/2021

Le Professeur
Comment avoir l’impression d’être aux sports d’hiver en ville ? Le téléphérique urbain !
Quand la neige pointe son nez, vous vient la folle idée de faire du ski et de survoler les sommets enneigés en empruntant une télécabine. Cette image au-dessus des cimes, dans un œuf vitré, suspendu à des câbles tendus, vous l’avez tous en tête.
Dans sa version James Bond où l’agent secret tente de se débarrasser du méchant, à la formule plus familiale pour grimper au sommet de l’aiguille du Midi, ce mode de déplacement vous fait rêver ou flipper…
Alors pourquoi ne pas imaginer ce mode de déplacement en ville dans un environnement hostile, encombré et pentu ? Passer au-dessus des embouteillages, des gratte-ciel, des échangeurs autoroutiers, cela fait rêver. Pour aller d’une rive d’un fleuve à l’autre ou passer au-dessus de quartiers surpeuplés et denses sans avoir à construire de lourds équipements l’idée est tentante. Voici donc qu’un équipement dédié à la montagne fait son apparition en ville. D’abord à Grenoble avec ses œufs, le téléphérique a désormais des adeptes dans beaucoup de grandes villes à travers le monde, de Londres à New York en passant par Barcelone, Rio et bientôt Paris. C’est économique, amusant, non polluant, rapide à construire et à mettre en œuvre. Même si c’est très lent et embarque trop peu de passagers, c’est une solution viable pour améliorer la circulation dans les villes surpeuplées.
Utiliser un équipement montagnard en ville n’est pas nouveau puisque dès 1900, Paris se dotait d’un funiculaire pour grimper la pente de Montmartre, ayant suivi les traces du Peak Tram de Hong-kong de 1888. Le téléphérique trouve son chemin dans nos grandes cités dans une logique de mobilité douce et adaptée à l’encombrement du terrain sans générer de nuisances. Ce mode de déplacement devient à son tour une attraction touristique qui plaît aux visiteurs en quête de sensations pour les fabuleuses vues que cela procure dans une sécurité absolue. Il n’y a plus qu’à attendre qu’il neige massivement sur nos cités pour enchanter les yeux des passagers. Tout schuss, je vais à Romainville…
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