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Le Marsu d’avant le Marsu

Publié le 23/08/2024

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Le Marsupilami, tout le monde le connaît ! Mais pas celui de Lewis Trondheim et Alexis Nesme qui, avec « El Diablo », remontent aux origines du mythe. En complément de l’article paru dans le journal Spirou n°4507 du 28 août, Alexis Nesme nous présente ici sa subtile technique de travail en couleurs directes.

Le Marsupilami de Nesme et Trondheim, "El Diablo"

Alexis, quelle est ta technique de travail ?

Je travaille en couleurs directes, avec de la gouache et un peu de crayon de couleur. Il m’arrive aussi d’utiliser de l’acrylique, de la peinture à l’huile ou du pastel gras, mais en complément. La gouache, très fine, très couvrante, est parfaite pour orchestrer des contrastes efficaces. J’ai expérimenté beaucoup de techniques, mais c’est celle-ci qui me correspond le mieux. Je travaille sur un format double par rapport à celui de publication dans Spirou.

Quelques retouches numériques en complément de la couleur directe ?

Ah non, aucune. Ça me tente parfois. Je me dis que je pourrais changer deux trois choses. Mais non, ce qui m’intéresse, c’est le résultat tel que je peux l’obtenir. De toute façon, si j’ai besoin de retoucher une planche, une couche de gouache peut être diluée ou recouverte par une autre, donc inutile de passer par le numérique.

Le Marsupilami de Nesme et Trondheim, "El Diablo"

Comment s’est déroulée la collaboration avec Lewis Trondheim ?

Lewis et moi avons déjà réalisé ensemble un Donjon et un Mickey. Il a donc compris depuis longtemps mon délire de dessinateur et sait ce que j’aime dessiner. Lui aime les challenges et avoir un cahier des charges qui le sort de ses habitudes, c’est son plaisir de raconteur. Il me réserve donc de belles images, des pleines pages, des décors différents, où je peux laisser libre cours à mon goût des espaces !

Le Marsupilami de Nesme et Trondheim, "El Diablo"

Être le successeur graphique de Franquin et plein d’autres grands maîtres de la BD a-t-il eu un côté angoissant ?

Oui, bien sûr ! Mais que notre action soit située bien avant la temporalité des histoires du Marsupilami avait un côté rassurant. J’étais moins angoissé de faire une boulette ou d’abîmer le mythe. Le stress de passer derrière Franquin était toutefois là. Il a beaucoup compté dans mon parcours de jeune lecteur. Dès ma sortie de l’école primaire, je voulais faire de la BD. Je ne pensais qu’à ça ! Et c’est pour large partie grâce à lui !

Comment as-tu graphiquement créé tes personnages ?

Chacun est né à sa manière. Pour José, le mousse qui va se retrouver psychiquement lié avec le Marsu, l’idée était de créer un personnage assez simple. Pendant nos travaux préparatoires, notre éditeur Frédéric Niffle avait évoqué Tintin, un héros assez doux et sans trop de caractère, mais qui prendrait de l’ampleur grâce à ses actes. Amanita, la jeune Indienne qui va épauler José, a cependant été créée de manière à ce qu’elle exhale du volontarisme et de la force. Mes filles, qui trouvent qu’il n’y a pas trop d’héroïnes dans mes aventures, l’adorent ! Pour les conquistadores, je suis parti sur des bonnes gueules patibulaires afin qu’il soit plus amusant de les voir vaincus ou ridiculisés ! J’ai par contre parfois souffert avec leurs vêtements. Les armures, j’adore dessiner ça, surtout que le métal renvoie bien la lumière. Mais les courbes d’un casque de conquistador, selon les angles, c’est aussi compliqué qu’une coque de bateau !

Le Marsupilami de Nesme et Trondheim, « El Diablo » – Disponible en librairie dès le 8 novembre

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