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Les secrets du nouvel album d’histoires courtes des Sœurs Grémillet !

Publié le 28/10/2026

Quatre récits. Quatre secrets. Trois autrices invitées. Voici la combinaison des Secrets des sœurs Grémillet, un recueil qui vous proposera d’étonnantes révélations sur Sarah, Lucille et Cassiopée ! Barbucci, Di Gregorio et Maya, dessinatrice du « Jardin des objets perdus » (la première de ces histoires courtes, prépubliée dans le journal Spirou n°4621 du 4 novembre) vous livrent huit secrets de réalisation !

Révélation n° 1 Où l’on apprend pourquoi les sœurs ont autant de secrets à révéler…

Di Gregorio : À la fin d’un album, il reste toujours des idées ou des personnages mis de côté, ou seulement effleurés, faute de place ou de contexte. L’idée des « Secrets », c’était de leur offrir des petits espaces pour révéler de surprenants détails sur Sarah, Lucille et Cassiopée, comme la signification du nom « Grémillet », que vous découvrirez dans « Le jardin des objets perdus », l’histoire que j’ai écrite pour Maya.

Révélation n° 2 Où l’on apprend que les sœurs ont une vie propre.

Di Gregorio : Dans la vraie vie, les gens sont avant tout définis par leurs agissements. C’est la même chose pour les héros de fiction qui, eux aussi, évoluent en suivant un fil pas forcément linéaire. Après de nombreuses histoires, un personnage peut ainsi acquérir une personnalité propre, qui va au-delà de celle imaginée par son auteur. J’ai, par exemple, été surpris de découvrir que Sarah était passionnée de photographie ! C’est de ce genre de découverte qu’est née l’envie d’écrire « Les secrets ».

Révélation n° 3 Où l’on apprend comment Les secrets a failli être un livre de jeux.

Barbucci : J’ai dessiné les tomes 4 et 5 des Sœurs Grémillet la même année. Depuis, je me suis promis de ne plus m’imposer pareille cadence de travail ! Afin d’offrir rapidement une nouveauté après « Le jeu des masques », nous avons d’abord pensé à un livre de jeux, qui, lui aussi, aurait imposé de grosses cadences. Nous avons donc imaginé un album collectif où j’ai réalisé une histoire en solo, le reste étant scénarisé par Giovanni et dessiné par Dicataldo, Cioni et Maya, aux styles assez proches.

Révélation n° 4 Où l’on apprend qu’il y a des fans des pantalons de Sarah.

Maya : Étant une lectrice assidue des Sœurs Grémillet, je n’ai pas eu trop de mal à m’emparer de Sarah, Lucille et Cassiopée ! Je tenais à rendre au mieux leurs expressions, leurs interactions, mais aussi les pantalons larges de Sarah, car j’adore dessiner les vêtements ! Pour les décors du « Jardin des objets perdus », Giovanni m’a conseillé de m’inspirer des magnifiques demeures nobles de Palerme. Je les ai donc explorées (malheureusement via Internet) afin de créer une maison qui soit à la fois merveilleuse et chaleureuse, mais aussi un peu lugubre !

Révélation n° 5 Où l’on apprend que Le jardin des objets perdus existe. Ou presque.

Di Gregorio : Parfois, je me laisse inspirer par mon vécu. C’est ainsi qu’on trouve dans Les sœurs Grémillet la recette du nougat de ma grand-mère, ma passion pour les étoiles ou encore Shen, le chien-loup de ma sœur Lucia ! Mais je m’inspire aussi de ce que je lis. Par exemple d’un article sur un bureau de poste de l’île japonaise d’Awashima qui accueille des messages envoyés à ceux qui n’ont plus d’adresse, qu’il s’agisse d’êtres chers décédés, d’animaux disparus ou d’amours perdus. Ça m’a semblé un excellent point de départ pour « Le jardin des objets perdus » !

Révélation n° 6 Où l’on apprend qu’il est utile de révéler les secrets de ses personnages. Ou pas.

Di Gregorio : Si un personnage fait quelque chose d’apparemment incohérent ou contradictoire, il est important de savoir pourquoi il le fait, sinon il nous semblerait déséquilibré. Ça, ce sont des secrets qui révèlent. Il y a, en revanche, d’autres secrets qui ajoutent un « plus », mais que l’on peut très bien continuer à ignorer, comme la signification du nom « Grémillet ». Mais les découvrir, c’est comme recevoir un cadeau inattendu, ce qui fait toujours plaisir !

Révélation n° 7 Où l’on apprend comment naît une planche de Maya.

Maya : Ma méthode de travail n’a rien de particulier. Je travaille beaucoup avec mon imagination. Depuis toujours, avant de devenir des pages de BD, les cases existent dans ma tête sous forme d’images, comme un film. La construction de la page intervient donc après que j’ai gravé toutes ces images dans mon esprit avec les sensations que je souhaite transmettre. « Le jardin des objets perdus » est très proche de ce que j’aime dessiner : des lieux d’antan pleins de charme et de mystère, mais aussi étrangement accueillants et dotés d’une magie propre, difficiles à expliquer avec des mots. C’est cette sensation que me procure parfois la visite d’anciennes bibliothèques ou de certains lieux du passé. J’espère avoir réussi à retranscrire cette sensation !

Révélation n° 8 Où l’on apprend que Maya aime le numérique, mais pas que.

Maya : Je travaille en numérique depuis de nombreuses années, mais j’adore faire des croquis à l’ancienne. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai commencé à dessiner : avec des BD en noir et blanc, dans le style manga. Depuis que j’ai appris à coloriser en numérique, j’ai toutefois réussi à trouver un style de travail différent mais qui me correspond. J’adore l’exercice de la couleur, et c’est en numérique que je donne le meilleur de moi-même dans ce domaine. Je n’exclus toutefois pas de reprendre un jour la technique traditionnelle !

Les secrets des Sœurs Grémillet – disponible en librairie le 6 novembre 2026.

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