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Qui est Max Beaumont, le nouveau héros de Pascal Jousselin et Nicoby ?
Publié le 25/06/2026
Max Beaumont est un intrépide journaliste-aventurier, même si son dernier défi, c’est surtout de faire face à la retraite ! Heureusement, de mystérieux phénomènes météo vont l’obliger à reprendre du service… En attendant Imbattable, Pascal Jousselin fait son grand retour dans Spirou avec « Imbroglio météo », sur un dessin du pétillant Nicoby !
Comment est né Max Beaumont, la légende du journalisme d’aventure ?
Pascal Jousselin. Nicoby et moi partageons l’amour des grands standards de la BD d’aventure humoristique tous publics, que ça soit Spirou, Tif et Tondu ou Gil Jourdan. Nous voulions tenter de revenir à cet ADN original des BD Dupuis avec un véritable héros très premier degré. Mais promis : malgré la moustache de Max, son parapluie et son goût pour le thé, notre série ne sent pas la vieille chaussette !
Nicoby. Max Beaumont n’est pas une parodie ricanante qui ferait de l’aventure en s’en moquant. Nous avons joué avec le suspense et les rebondissements, qui sont des ingrédients intemporels ! Entre l’exigence jusqu’au-boutiste de Pascal et ma grande cadence de dessin, on forme un duo complémentaire.
Max Beaumont fait lui aussi partie d’une équipe complémentaire !
Pascal Jousselin. En réalité, nous allons raconter les aventures d’un trio. Il y a Simon, un jeune journaliste un peu gaffeur, grand fan de Max, de son sens de la déduction et de ses vieux réflexes de héros…
Nicoby. … et il y a Rose, une lycéenne férue de technologie. Elle n’est pas une fan inconditionnelle de Max, notamment à cause de sa vieille GS polluante !

Votre trio n’est pas seulement complémentaire, il est aussi très décalé.
Pascal Jousselin. En comparaison de ses deux compagnons, plutôt ancrés dans leur temps, Max a un petit côté « héros journaliste-aventurier » très cliché. Et c’est ce qui nous attirait Nicoby et moi, tout comme le côté « feuilleton ». Dans les années 60, beaucoup d’auteurs écrivaient pour la presse sans se poser de questions, semaine après semaine, sans savoir où ça les emmènerait. Je n’ai pas lâché prise à ce point-là, mais j’ai pensé mon écriture par épisodes afin de garder à Imbroglio météo le côté bondissant propre au feuilleton.
Ce premier Max Beaumont se déroule sous un drôle de climat…
Pascal Jousselin. Notre équipe d’enquêteurs va être confrontée à une étrange invention, qui va générer de mystérieux phénomènes météo… C’est toute la petite ville tranquille de Max Beaumont qui va en être chamboulée ! L’intrigue d’ « Imbroglio météo » est partie de la création de cette fantastique invention, qui nous a permis de composer une aventure légère, pleine de gags et de courses-poursuites. Je suis bien content de n’avoir pas eu à dessiner tout ça !

Max Beaumont va t’éloigner encore un peu plus d’Imbattable…
Nicoby. On peut aussi considérer que c’est grâce à Max que Pascal est de retour dans Spirou !
Pascal Jousselin. Le nouvel Imbattable sera une histoire longue. C’est donc compliqué à écrire ! Pour l’instant, j’ai storyboardé 7 planches… Mais promis, un jour, il y aura un tome 4. Et en attendant, lisez Les nouvelles aventures de Max Beaumont !
Max Beaumont a-t-il été dessiné en traditionnel ou en numérique ?
Nicoby. Avec une plume et de l’encre de Chine sur un bon vieux papier. Pour mes romans graphiques, je dessine au feutre. Mais la plume me semblait plus adaptée à l’identité de Max Beaumont. Changer d’outil a cassé mes habitudes de travail et c’était un vrai plaisir. Imbroglio météo proposant une pagination moins importante que mes albums habituels, j’ai travaillé mes pages avec 4 bandes plutôt que 3, afin d’offrir une certaine densité.

Ton dessin aussi est beaucoup plus dense.
Nicoby. C’était un défi pour moi. D’habitude, je pratique un dessin de roman graphique qui peut se permettre d’être plus jeté. Là, Pascal et moi voulions un dessin très soigné. Spirou, qui est très important pour moi, mérite cet effort ! Le fait d’être prépublié par épisodes imposait aussi ce parti pris. Sur un album, on peut s’autoriser une ou deux séquences aux arrière-plans plus légers. Sur une narration en épisodes, ça ne passerait pas.
Ce dessin plus dense t’a-t-il imposé un recours plus fort à la documentation ?
Nicoby. J’ai utilisé plus de documentation que d’habitude, oui. Par exemple, pour la GS de Max Beaumont, une vieille voiture pas simple à dessiner. J’ai d’abord travaillé avec un site synthétisant les voitures en 3D, avant de m’offrir un modèle réduit de GS. C’était bien plus pratique !
Pascal étant dessinateur t’a-t-il envoyé un storyboard ?
Nicoby. Il m’a fait un découpage texte, sur lequel j’ai réalisé, moi, un storyboard. Pascal a été très exigeant et c’est que j’attendais de lui. Dans « Imbroglio météo », il m’a réservé plein de séquences très mouvementées. Un dessinateur qui écrit pour lui-même peut avoir tendance à être feignant afin de s’épargner de la douleur. Pascal n’a pas eu ces scrupules et c’est tant mieux. Mais quand même : dessiner une tornade dans un appartement, ça n’était pas si simple !
Pascal Jousselin. Je n’ai pas songé à dessiner « Imbroglio météo » pour la simple raison que j’avais envie depuis trop longtemps de bosser avec Nicoby. Il sait tout dessiner et en plus il a une incroyable rapidité de travail ! Si j’avais été seul, cette série n’aurait jamais existé !

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